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01 août 2015

Pointe des Cerces - Deuxième - On ferme pas alors

Bon, finalement, on ferme pas complètement.
Cette fois, j'emmène mon pote Fred dans mon paradis des Rochilles, faire le 3000 du coin.

Un itinéraire évident, que je connais bien, avec juste un passage raide en dévers de 50 m, que j'avais évité à la descente  lors de ma première visite en prenant le couloir juste à côté. Sauf qu'aujourd'hui, il reste un névé dans le couloir, qu'on aperçoit dès le col des Cerces. Pas de crampons ni piolet, on y va quand même, on verra.


 Départ classique de Plan Lachat, parking blindé.


 Montée par la route jusqu'aux Mottets puis par les sentiers qui coupent les lacets de la route


les hauts sommets voisins sont à leur place


 Pic de l'aigle et rochers de la grande Paré


Puis c'est l'arrivée classique au col des Rochilles


 et l'enchaînement direct vers le col des Cerces,


 Au col commence la traversée vallonnée au dessus du lac,


 avec la vue sur la suite du programme et le petit couloir enneigé qu'on ne pourra pas prendre à la descente


les jumeaux du grand Galib, qui nous offrira une belle chute de Pierre, et qui témoigne des conditions médiocres pour ne pas dire pourries en haute montagne cet été


Après la traversée au dessus du lac et la traversée facile d'un pierrier, on attaque la combe finale, avec la rampe en dévers et le couloir enneigé à sa gauche.


La dernière partie, bien raide, qui fait bien taper le palpitant.


Puis c'est la dernière traversée avant le sommet
 
 
 qui offre une vue à tomber sur le vallon des Béraudes,    


 
 sur la main de Crépin, habituellement visible de la vallée de la Clarée



Vers le bout de la crête sommitale, il y a un accès, mega raide, pour descendre sur les Béraudes. Mais ca passe, on a vu 2 randonneurs s'y engager.


Une petite pause à la descente


on remet le nez dans les fleurs.




Reste plus qu'à reprendre le sentier du col des Cerces dans l'autre sens, avec 2 passages exposés


Nouvelle pause photo dans la descente vers le lac du Gd Ban


l'aiguille Noire et son antécime toujours aussi jolies,


et la dernière photo classique du lac du Gd Ban

On dirait bien que c'est reparti.

01 novembre 2011

Sangle de Belles ombres - Croix de l'alpe

pour changer on commence par les photos ici.

Encore une rando que j'avais dans le viseur. C'était certainement un des derniers jours pour profiter des t° agréables et aller parcourir cet itinéraire en toute sécurité. Départ au-dessus de Ste Marie du Mont, direction le Col de l'Alpe. Une centaine de mètres sous le sommet, une combe s'ouvre à main droite avec une sente bien visible. C'est le départ du sangle qui longe les falaises, traverse 5 ou 6 cirques rocheux plus ou moins raides et exposés. J'ai oublié la carte à la voiture, mais j'ai lu quelques infos sur l'itinéraire qui reste simple dans la mesure où il suffit de suivre les falaises. Seules question : Où est la sortie ? Et est-ce que ça passe sans problème jusqu'au bout ? Pour la première question, il y a une échappatoire dans le premier cirque traversé (le moins raide), sinon il y a des marques bleues et/ou à trouver, qui indiquent notamment la sortie. Question difficulté, j'ai été surpris : C'est facile, juste de la marche, mais avec des passages méga exposés où la chute est interdite. Bonnes chaussures, piolets et concentration suffisent à sécuriser la traversée. Il est également conseillé de faire la traversée vers le nord pour éviter, surtout en automne) d'avoir le soleil dans la figure. Dans le dernier cirque, la sortie est bien indiquée mais elle peut être un peu difficile par temps humide. Là aussi, le piolet aide bien.
Le retour au col de l'Alpe se fait à flanc dans une forêt dense au début entrecoupée de lapiaz qui demandent un peu de vigilance. Puis on rejoint les crêtes et la fin de la traversée devient facile avec une super vue les alpes.
Compter 5 heures en prenant le temps pour un D+ de 600 à 800 m en fonction du parking choisi.

La seule chose qui manquait : le coucher de soleil

01 octobre 2011

La chasse aux 3000 - Vallée du Ribon - But à Rochemelon

Un week-end de fin d'été et encore un gros sommet dans le viseur.
Départ du pont un peu avant Bessans
Les problèmes du jour : 11 km d'approche dans la vallée du Ribon pour 1800 m de D+ (et autant à la descente avec en plus 250 m de D+ rajoutés pour faire la boucle par la rive gauche) et une barre rocheuse qui monte au glacier de Rochemelon ,dans laquelle je me retrouve seul. Rien d'extrême, mais le sentier est raide, un peu expo par moment avec quelques passages d'escalade facile, mais où la chute reste interdite. Bref demi tour sans regret vers 2700 m. Faudra juste revenir en août avec un bout de corde

Les photos ici.

10 septembre 2011

La chasse aux 3000 - Voyage en haute altitude - 3747 m

Altitude : 3747 m
D+ : 1500 m
Distance : 8 km aller
Difficile de trouver les mots pour décrire cette course : Magnifique, hallucinant (manque d'ox oblige) , raide, parfois exposé mais facile. Pour le reste, les photos parlent d'elles mêmes. Même Patrick a aimé malgré les 180 bornes de voiture AR, c'est dire !


Départ du parking du barrage du Saut (en face de Tignes) ça commence par 500 m d'alpage puis 200 m de rochers délités pour arriver sur l'arête.


Passage à l'ombre lors de la transition alpages,


rochers délités. Là ça commence à devenir particulièrement raide.


1er coup d'oeil dans le rétro, Chevril, Tignes, Gde Motte, Gde Casse, Epéna, Glière, Grand Bec, rien que ça.


Bientôt le retour du soleil vers 2900, y a du monde devant.


Albaron et Charbonnel sont aussi réveillés.


Vers 2900 m, l'arête commence avec le premier ressaut. Le sommet est derrière à droite.


Le premier ressaut contournable par la droite comme par la gauche (note pour plus tard, plus facile par la gauche).


Le col vers 3000 où je m'était arrêté en 2006, avec le deuxième ressaut qui suit.


La fin du second ressaut, facile, mais raide et un poil expo.



Puis c'est le début de l'arête terminale qui surplombe le glacier


de la Gde Sassière avec la petite (Sassière qui se dévoile). On avoisine les 3200, 3300 m, ça commence à manquer d'Ox et à piquer dans les jambes.


3400, une portion plus ou moins plate mène à la pyramide finale.


3500 m, la fin du bazar avec la partie la plus raide (un bon 35° avec quelques m plus raides et expo sous le sommet.


3h45 de montée et on y est (je tablais sur 5/6h), avec sous les yeux un mélange de glaciers à l'agonie et de rochers qui ne demandent qu'à prendre la place.Au fond le Gd Paradis, le mien, je viens de l'atteindre il y a 5 mn.


Les 4000 Suisses sont également visibles, dont le Cervin légèrement à droite.


Mais dites moi pas qu'est pas vrai, c'est bien mon Gourou qui a sorti les 2 APN (tu m'étonnes que son sac pèse le poids d'un âne mort). En fait, on l'a retrouvé au début de l'arête. Y a ceux qui partent à 4 h et ceux partent une heure plus tard pour le même résultat.


Et encore des sommets : Gde Aiguille Rousse, Levannas (au moins 2 des 3).


Un vent bien glacial nous contraint à limiter notre séjour au sommet et on commence la descente en petit groupe . Bonne idée, il reste une vingtaine de personnes au sommet et à 4 dans la descente, on réduit les risque de prendre des pierres.


Retour vers 3500 avec un des nombreux passages où, il ne vaut mieux pas trébucher. Sur la droite, le "petit" lac du Saut à côté du parking, juste 1500 m plus bas.


Après une petite pause casse-dalle, je ne résiste pas à l'envie d'aller tâter le glacier


qui fond à grande vitesse. Isotherme 0° à 4500, tu m'étonnes.


Retour vers la première partie de l'arête avec Dôme de la Sache, Mont Pourri et notamment glacier de la Gurraz en arrière plan.


Pour la suite, c'est discussion avec Patrick : Et si on descendait dans la combe à droite sous le col pour contourner l'éperon et faire un boucle ? Pas sûr que ça passe, mais c'est pas grave on remontera (dixit Patrick).


Hallucinant, oui c'est ça : on était là-haut il y a une heure.


Magnifique, le lac de la Sassière, la Tsanteleina, bref  la Tarentaise


La descente de la combe est un bonheur, un mélange de terre, de rocher, sauf pour la partie qui recouvre les restes d'un glacier, bien glissante.


Au fond de la combe, un crochet par la gauche pour contourner l'éperon et on récupère un sentier qui nous ramène au parking (c'est par là qu'on était montés à skis en 2006).


Retour au parking, avec la vue du sommet qu'on a directement en sortant la voiture.


16h00, on est à la voiture, mais la curiosité nous pousse nous taper les 3/4 bornes de piste monotone pour rejoindre le lac de la Sassière. La vue sur la Tsanteleina vaut le déplacement.


retour au parking par le sentier en rive gauche.

Un seul 3000 dans la liste cette année, mais quel sommet, avec une météo de malade.
Un coup de chapeau à Patrick opéré en avril et qui n'a rien fait en montagne depuis.

Deuxième coup de chapeau aux quelques irréductibles qui sont venus ici en VTT depuis 2009 voir les CR VTTOUR ici 1500 m de portage à la montée, faut en vouloir.